mercredi 17 décembre 2014

Laos, entre montées et gastronomie

Entrer au Laos s'avere plus facile qu'en Chine. En moins de temps qu'il me faut pour écrire cet article, nous sommes hors de la Chine et avons un nouveau visa dans notre passport.

Nous sommes tres rapidement confrontés a la topographie du nord du Laos, plutôt ingrate pour les cyclovoyageurs que nous sommes... Ca monte, ca redescend, et ca remonte, et ca redescend... et ca remonte, non vraiment?? Et avec des pentes toujours plus raides, pour tester notre résistance. Pas un metre de plat. Heureusement, des petits stands de bananes le long de la route sont parfait pour nous redonner des forces. Elles sont delicieuses et se mangent facilement en grand nombre sans qu'on s'en rende vraiment compte...Et quand elles sont parsemées de noix de coco, je vous explique pas...



Nous traversons de nombreux petits villages dont les maisons sont en bambou. D'ailleurs, le bambou est utilisé pour un tas d'usage différents : les maisons, les échaffaudages, les corbeilles pour transporter le bois, les bols a riz, des radeaux et j'en passe.
Les enfants nous crient des sabadi sabadi (bonjour) a qui mieux mieux. On aura dit ce mot plus de fois en quleques jours au Laos que níhǎo en Chine en deux mois. Beaucoup de sourires échangés et de signes de main en traversant ces petits villages qui ont l'air au bout du monde au milieu de cette forêt.


Dans certains villages, on apercoit des hommes qui jouent a la pétanque, des restes de l'occupation francaise. Tu tires ou tu pointes?

Ici, pas d'eau courante, les habitants se rassemblent autour des robinets du village pour la vaisselle, la lessive, et la toilette. Il n'est pas rare de voir un groupe de femmes, avec juste un pagne autour du buste, qui se lavent les cheveux.

Le premier jour au Laos, on ne trouve pas de restaurant ou s'arrêter pour midi, mais des biscuits, bonbons et bananes dans les sacoches feront l'affaire. Les kilometres défilent, la dénivellation aussi. On arrive dans une petite ville avec quasiment 100km au compteur et plus de 1000m de montée. Qui l'eut cru... Une bonne douche et un bon restaurant feront du bien. Ce n'est plus comme en Chine avec les frigos ou tu montres ce que tu veux, mais les plats sont aussi délicieux et peu chers. Sur les tables, toujours 4 ou 5 bouteilles de sauces diverses, dont une pâte de poisson, attention aux odeurs. C'est grâce a ces condiments qu'on reconnaitra les restaurants des tables privées les prochains jours.

Dans les petits boui-boui du bord de route, ce sont souvent des soupes de nouilles qui nous sont servies, avec du chou chinois ou des haricots et des feuilles de menthe. Le riz gluant est aussi une denré de base, servie dans des petits paniers. Les locaux en ont des boules dans les poches qu'ils mangent au long de la journée.




Les petits garcons qu'on croise ont souvent un lance pierre ou un harpon dans la main. La chasse et la pêche est de mise par ici. On est surpris de voir des singes suspendus sur des stands en bord de route. Et d'autres bêtes ressemblant a des rats. Tout se mange visiblement.

Sur la route, entre deux transpirations pour nous, la vie suit son cours tranquille, les femmes qui tissent pendant que les hommes réparent les filets pour la pêche, les buffles qui se baladent d'un champ a l'autre, la musique qui anime souvent quelques maisons dans un village et nous encourage.


piment qui seche au soleil



On attire les curieux en montant la tente sur le seul coin plat qu'on trouve
a côté d'une école


Apres quelques jours dans le nord, a monter et descendre, on commence a bien fatiguer et le plaisir n'est plus trop de la partie malgré les belles scenes de vie qu'on peut observer. C'est trop et on n'a pas envie non plus de se dégouter. Quand le physique et le moral sont a bout, il est bon de craquer parfois, selon nous. On tend le pouce et on passe quelques heures magnifiques a l'arriere d'un pick up, a côté de nos vélos qui, eux aussi, ont l'air contents de ne pas devoir nous porter et fournir trop d'effort dans ce paysage tres vallonné.



Le chauffeur nous dépose a Phonsavan ou on passe une nuit. On prend un bout de soirée pour visiter le centre MAG ( Mines Advisory Group). On apprend que la Laos est le pays au Monde qui a été le plus bombardé par rapport au nombre d'habitants, et tout ca secretement durant la guerre du Vietnam. Nous pouvons visionner un film Survivre en temps de paix. On apprend la dure réalité de ces gens dans les plus pauvres de la planete qui doivent gérer avec ces restes de mines qui restent encore dans la nature les empêchant de pouvoir exploiter la terre sans risque et sans peur.


Le lendemain, nous prenons un bus bien local pour rejoindre la ville de Luang Prabang sur les bords du Mekong. Des sacs remplis de nourriture, différents bagages, chacun s'arrange pour faire rentrer ses marchandises dans et sur le bus. Nos vélos sont laissés au conducteur qui les charge sur le toit. A partir d un moment, il n'est plus de notre ressort de contrôler ce qui se passe, ce qui me stresse toujours un peu je dois avouer. Nous arrivons le soir a Luang Prabang ou nous rencontrons un cyclo avec qui nous avions passé le passage de la frontiere chinoise il y a 2 mois. C'est chouette de se revoir comme ca par hasard, et ca ne sera pas le dernier dans cette petite ville.
Le lendemain, alors qu'on se régale d'une baguette au chocolat et d'un bon jus de fruit sur le marché central, puis a la recherche d'un hôtel, ce sont 2 couples de cyclo rencontrés en Ouzbekistan et au Laos que l'on recroise par hasard. On a presque l'impression d'être a la maison en recroisant des connaissances comme cela. Les jours y passent vite.

On prend vite nos petites habitudes avec le marché du petit déjeuner ou de nombreux stands vendent les mêmes jus de fruits, sandwichs ou crepes. Bananes, ananas, fruits du dragon, pommes, mangue, citron, chocolat, gingembre, de quoi faire des beaux mélanges. Pour les sandwichs, le fameux bananes nutella, ou alors fromage, avocat, tofu, oeuf, bacon, poulet. Les combinaisons sont nombreuses, on ne peut pas y passer qu'un matin donc.





Passer du temps dans cette ville n'est donc pas tres difficile, il faut dire qu'on y mange bien par ici, ce qui est un argument de taille pour nous. Les premier midi, Sébastien se fait plaisir avec un bon steak au poivre. Et il nous arrive de passer commande parfois dans une boulangerie francaise aux pâtisseries délicieuses. La tarte au citron, on s'en souviendra!

Tous les jours, les chauffeurs de tuk tuk nous proposent une virée a la fameuse cascade. Nous y allons en vélo, histoire de faire un peu de sport dans ces journées plus tranquille de ville. Une jolie petite route, qui parait presque facile sans les sacoches, nous conduit a ce parc ou on peut se balader dans un cadre idyllique observant eau, ours et papillons...





Apres 3 jours, Adam, rencontré un an auparavant en Turquie arrive (ca c'était prevu), acompagné de Dino et Suyz rencontrés en Iran 7 mois auparavant (ca, ca n'était pas prévu...) avec encore un autre couple. Ajoutés a nous et un autre arrivé en même temps que nous, on est donc 9 cyclo dans l'auberge et les conversations vont bon train, entre expériences et conseils de voyage.


Marché de nuit

Le marché de nuit ou les artisans locaux vendent leurs produits.


Les courses pour le cours de cuisine

Cours de cuisine lao, pour les résultats, vous passerez nous voir a notre
retour en espérant qu'on arrive a reproduire tout ca.



Un an apres, retrouvailles avec Adam, on ne perd
 pas nos bonnes habitudes...

Apres une bonne semaine, il est temps de reprendre la route. le Laos s'étend loin au sud, et nous avons rendez-vous au Cambodge dans quelques semaines. Nous enchainons donc 2 nuits dans le bus pour atteindre la ville de Pakse plus au sud sur les bords du Mekong.


De la, une piste, voire parfois un chemin, nous menent a travers des petits villages puis les 4000 iles a l'extême sud du pays. Tout a coup, la route s'arrête et on doit grimper dans un petit  bateau pour nous mener a quelques dizaines de metres sur l'ile d'en face. La vie y a l'air douce et tranquille.










4 Hollandaises aussi sur la route pour quelques semaines, comme
quoi le voyage en vélo peut se faire a tout âge!

Il nous faut plus de temps pour sortir du Laos que pour y entrer... On nous avait averti que les douaniers exigeaient 2 dollars pour faire le tampon dans le passport nous permettant de sortir du pays. J'essaie de demander un recu, mais forcément il n'y en a pas. No money, no stamp, a quoi je réponds, no receipt, no money. Un dialogue de sourd? Peut-être bien mais je n'ai pas tres envie de lâcher le morceau. Enfin, ca n'empêchera pas la corruption de continuer bien sûr mais je me dis que ca ne peut pas leur faire de mal d'avoir un peu de résistance parfois...Avec beaucoup de patience, d'humour, de calme et de répétition incessante de la meme chose, on finit par obtenir nos tampons et sans payer... Le Cambodge n'est plus tres loin.


1 commentaire:

Macabre marc polo a dit…



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