dimanche 26 avril 2015

Un beau dimanche en perspective

Ce matin, le train n°81 en provenance de la Sibérie nous a deposé à Moscou avec les belles lueurs de l'aube. Avec notre arrivée dans la capitale russe, c'est pour nous un retour dans cette bonne vieille Europe que l'on avait quittée il y a déjà bien des mois. 
Dans ce voyage, l'imprévu est une notion très importante pour nous. Mais c'est une notion qui a des limites quant il s'agit de retrouvailles! Nous avons fini par nous décider à rentrer en Suisse et la fin de la boucle aura lieu le:

Dimanche 14 juin 2015 

au centre d'Aubonne (sous les halles, en face de la boulangerie Stalder) . 
Rendez-vous vers 15 heures (précision de cyclistes un peu décalés..)

Vous etes tous les bienvenus pour partager avec nous ce moment important du voyage! On se réjouit de vous revoir et de vous embrasser!

Delphine et Sébastien

Arivée à Moscou après quelques 80 heures de train!


PS: Aubonne est facilement accessible en transports publics. Et à vélo bien sur!

mercredi 22 avril 2015

En route pour Beijing

On est en Chine dès notre arrivée dans le bus, entourés essentiellement d'hommes chinois. Se racler la gorge, cracher, parler fort, chanter, décidément, tout ce qu'on entend sur les Chinois, ce ne sont pas que des préjugés. Ca crée une ambiance. 
26 heures de bus-couchettes à travers d'abord les routes cahoteuses et montagneuses du nord du Laos puis les cinq voies chinoises impeccablement asphaltées. Le trajet nous parait moins long qu'imaginé avec quelques distractions comme un film érotique diffusé en plein après-midi... 

On atteint la ville de Kunming, capitale du Yunnan. On sent directement que nous ne sommes plus en Asie du sud-est. Tout est différent, les gens, les habitudes, l'écriture, les odeurs, notamment celles liées à la nourriture (décidément, cet aspect revient constamment...). Les gens parlent moins anglais et nous retrouvons le langage des signes qui fonctionne de facon plus ou moins aléatoire, mais souvent, dans un restaurant ou autre, un jeune se manifeste pour nous aider pour la traduction. Les tuk-tuks ne sont non plus plus présents et on se sent moins sollicités.


On se refamiliarise en douceur avec ce pays qui est pour nous celui avec le plus grand choc culturel de tout le voyage.  
On apprécie la vie d'un parc ou chacun vaque à son occupation. Pour certains, c'est l'apprentissage de nouveaux pas de danse, tandis que des femmes chantent, chacune avec leur petitgroupe et leur micro, face à un bassin ou quelques nénuphares tentent de survivre. Sébastien devient l'attraction l'espace de quelques minutes alors qu'il se fait raser par des étudiants-coiffeurs. 


Tempe tibetain coince entre des buildings 
Monastere bouddhiste


On part vers le sud, plusieurs heures de bus au programme, afin de rejoindre la région de Yuangyuan et ses magnifiques rizières en terrasses. Nous nous retrouvons dans une petite guesthouse au milieu d'un décor grandiose de rizières inondées. Un environnement de toute beauté. 



Plus de 2000 ans que les habitants adaptent leur envionnement de montagne afin de pouvoir y cultiver le riz. Nous sommes impressionnés par le travail titanesque qui a du etre effectué ici et qui se perdure. 

Des plateformes-points de vue ont été installées dans les endroits les plus remarquables et c'est entourés d'une centaine de touristes chinois essentiellement que nous pouvons admirer lever et coucher de soleil sur ce paysage totalement nouveau pour nous.  
La magie des bassins qui „s'allument“ les uns après les autres, les couleurs qui se transforment rapidement selon l'inclinaison du soleil, la nature se réveille gentiment et nous offre un spectacle fascinant. 



On revient sur Kunming ou 17heures de transport nous attendent pour rejoindre Yangshuo située dans un magnifique cadre de pains de sucre, des pitons calcaire répartis dans le paysage. 


Nous passons une journée avec Emily, une guide qui nous emmène à vélo à travers les champs et petits villages. Elle nous explique que ces jours-ci sont consacrés aux morts. Les familles des défunts vont sur les tombes, les désherbent, y ammènent des présents comme des poulets ou des boissons. Ils peuvent aussi y bruler des habits et billets en carton afin qu'ils passent dans l'au-delà et soient accessibles aux morts. On entend très souvent le bruit d'explosion des pétards, et pour les familles les plus riches, ce sont des feux d'artifice qui sont allumés depuis les tombes réparties dans la nature. 

On fait nos au revoir a Elise avec qui nous avons passe trois magnifiques
semaines entre le Laos et la Chine

Il est temps de quitter les beautés naturelles chinoises et de montrer droit sur le nord en direction de la capitale Beijing. Plus de 24heures de train pendant lesquelles peu de choses ne peuvent me séparer du livre de Joel Dicker, si ce n'est quelques heures de sommeil et jeux de cartes.

Une petite nuit nous attend car c'est tot que nous retrouvons Anna et Lukas, un couple suisse-allemand avec qui nous avons déjà passé du temps au Kirghizstan et une soirée-fondue au Cambodge. 

Voila le printemps qui pointe le bout de son nez!

Aujourd'hui, nous partons à la découverte de la Muraille de Chine en version sauvage.avec Linda, une amie de Sébastien qui habite là depuis quelques années.  Nous sommes déposés sur une petite route de montagne de laquelle nous grimpons dans la foret à la recherche de cette construction longue de plusieurs milliers de kilomètres. Nous coupons à travers un talus afin d'atteindre cet édifice de pierres gigantesque serpentant au nord de la Chine. 






La Muraille ici est partiellement recouverte de végétation. On ne croise que quelques personnes sur cette portion. L'ambiance est belle, avec le soleil qui joue à travers les nuages. 
On voit ce monstre de pierres qui continue dans une nature qui parait plutot hostile à une pareille construction. Nous marchons un bout le long sur des portions parfois bien raides. Quelle main d'oeuvre a -t-il fallu pour construire pareil ouvrage?

Nous passons les jours suivants à nous balader à travers les hutongs, les petites ruelles de Beijing, enfin, celles qui restent, car beaucoup commencent à etre détruites afin de les reconstruire en faux-vieux. 



La cité interdite, j'arrive jusqu'à la billetterie, apres avoir traversé la longue place Tian'anmen (voir instantané), mais au dernier moment, je change d'avis. Les milliers de visiteurs qui sont là et le peu de motivation y sont pour beaucoup. Je préfère retourner dans le „vrai-Beijing“ et ses hutongs ou je peux sentir les ambiances de quartier et ne pas me sentir oppressée. Bon choix apres avoir retrouvé Marie et Seb qui ne sortent pas enchantés de leur visite.


C'ést l'émeute pour pouvoir jetter un coup d'oeil a l'intérieur des palais


Après avoir dégusté du chien (pas explicitement dit dans le menu mais c'est fort probable), c'est la découverte a Beijing, de la spécialité du canard laqué cuit au feu de bois, qui ravit les papilles de Marie et Sébastien. 

Un des inombrables choix de la délicieuse cuisine de rue
Nous faisons nos aurevoir à Marie qui continue son voyage vers le Vietnam. On se retrouvera très bientot. 

Avec Beijing, nous avons atteint le point le plus à l'est du voyage. Il est temps de se diriger vers l'Ouest et les heures qu'on s'apprete à passer dans le mythique Transmongolien devraient nous aider à ce retour en douceur en direction de la Suisse. 

vendredi 27 mars 2015

Deuxieme passage au Laos

C'est avec ma soeur Marie que nous entamons notre lent retour vers l'ouest. En commencant par partir vers l'est il est vrai...Une nuit agreable dans le train couchette depuis Bangkok, suivi d'un court trajet en bus et nous voila a la frontiere du Laos! En tant que citoyens suisses, nous avons droit a un visa gratuit pour deux semaines. Enfin gratuit si l'on ne tient pas compte des 2$ qu'il faut payer comme "taxes de tampon". Cette fois, Delphine ne joue pas avec les gardes et nous payons sans vraiment raler ce backshish officiel.
Dans la petite ville paisible de Pakse, nous retrouvons par hasard Jean-Da, le cyclo vaudois deja croise avant Bangkok. Rencontre fortuite qui nous rappelle comme le monde peut parfois sembler tout petit. Nous louons deux petites motos afin de garder notre rythme sur deux roues, mais surtout pour profiter d'une belle liberte d'action.

cafe, stade 1. Sur l'arbre
cafe, stade 2. Avant la toreffaction
cafe, stade 3. Pret a deguster, ou presque...
A l'est de Pakse s'eleve le plateau des Boloven, fameux pour ses cascades, son climat agreable et ses plantations de cafe. Beaucoup de voyageurs font une boucle de trois jours sur ce plateau. Mais fideles a nos lentes habitudes, nous prenons cinq jours pour parcourir les plus de 300km de route. Premier arret chez M. Vieng qui tient une petite guesthouse au milieu de ses cafeiers. Le matin, on peut le voir torrefier ses grains sur un feu de bois, pendant que sa femme tisse de magnifiques foulards en coton. Atmosphere des plus calmes sur la terrasse couverte, sauf lorsque des jeunes enfants du village viennent jouer a cache-cache pour nous montrer leurs plus beaux sourires. Les petits Laotiens sont definitivement les plus chous que l'on ait croises durant ce voyage!

Tri des grains apres la toreffaction

A Tadlo, nous profitons de l'ambiance tres relax dans les quelques guesthouses du village. Rencontres avec d'autres voyageurs, bieres partagees sur des tables ou poules et cochons se baladent (les poules sur et les cochons sous), sieste a cote de cascades et meme un petit tour a dos d'elephant pour Marie et moi!
Le prochain stop est une ferme de vers a soie, de the et de poivre que nous visitons avec interet. Apres avoir roule sur la route de la Soie, il etait temps pour nous de comprendre et de voir le procede de fabrication de cette matiere noble. Visite tres interessante grace aux connaissances de la volontaire qui vient de ...Suisse Allemande!




Au bout d'une piste poussiereuse que nous manions avec precaution sur nos scooters, nous atteignons une guesthouse perdue au millieu d'une vegetation luxuriante et entouree par de magnifiques cascades. Petite balade le long de la riviere, baignade, soupe de nouille et jeu de carte. Sur le retour a Pakse, nous traversons plusieurs petits villages et chacun a ses spacialites: couteaux et machettes, cafe, travail de l'osier, charbon de bois, etc. Une belle pluie nous surprend et nous avons donc le bonheur d'avoir un peu froid au sud du Laos au mois de mars! Sensation vite oubliee lorsqu'on retrouve Pakse et le bord du Mekong...


Village des forgerons

Nous prenons un bus local pour la ville de Tha Khaek, 400km plus au nord. Ce qui signifie entre 8 et 10h de trajet au rythme laotien... A la guesthouse nous rencontrons la petillante Elise qui nous accompagnera pour plusieurs jours. Avec elle, nous partons a scooter visiter les grottes des environs et le lendemain, nous prenons un songthoew (sorte de petite camionette avec deux banquettes a l'arriere qui se font face) pour rallier le petite village de Kong Lor. La-bas, nous vivons cette experience unique qui est de traverser une grotte de plus de 7km sur une pirogue. A la seule lumiere de la frontale du "capitaine", nous voguons dans la penombre et apercevons les parois de cet immense tunnel naturel. Quelques belles stalagmites et stalagtites, bien eclairees, donnent des airs de Mordor a la traversee. Une experience impressionnante, ponctuee par une baignade dans les eaux tres poissonneuses de la riviere.

Interieur de la grotte de Kong Lor

A Vientiane, nous passons notre temps entre le centre COPE (explications et films tres interessants sur la problematique des bombes non explosees, tres tres nombreuses au Laos), l'Ambassade de Chine (pour Marie et Elise), le centre culturel francais (concert d'un chanteur du Bourkina Fasso) et les terrasses bien garnies ou l'on cause avec d'autres voyageurs. Nous recroisons aussi par hasard Virgile, un cyclo francais qui voyage autour du monde depuis 4 ans. De quoi nous donner quelqus idees...

Pour renouveller nos visas, nous faisons un petit tour par la Thailande, dont la frontiere est situee a 20km de Vientiane. C'est l'occasion pour nous de rencontrer d'anciens voisins d'Aubonne qui se lancent dans un magnifique projet d'ecole hoteliere pour jeunes defavorises. C'est inspirant de voir leur engouement pour le projet et pour le nouveau depart qu'ils se donnent dans leur vie. Pour plus d'infos, allez sur le site de leur projet Pimali

Stephanie et Alex sur le chantier de leur ecole

Nos derniers jours au Laos se passent entre Vang Vieng et Luang Prabang. Une journee avec des VTT loues nous permet de decouvrir de jolis petits villages entoures de magnifiques collines karstiques, mais aussi de regretter nos Papillons car la route est tres cahotique... A Luang Prabang, nous retrouvons l'ambiance si decontractee du vieux centre avec ses nombreux temples et ses moines. Nous retrouvons aussi Caroline et Guillaume que nous avions rencontre il y a plus de six mois au Kirghizstan... La pluie refroidit un peu l'atmsophere, mais ne nous empeche pas de faire un petit tour sur le Mekong et de profiter des bonnes tables de la ville!

Notre periple en Asie du sud-est touche a sa fin. Demain matin, nous prenons le bus pour Kunming en Chine toujour en compagnie d'Elise. Selon les sources, entre 24 et 30 heures dans un bus couchette nous attendent...




jardin sur les rives du Mekong


lundi 9 mars 2015

En Thailande sac au dos

Une nouvelle sorte de voyage nous attend, sac au dos, sacoche sur l'épaule, pour les trois prochains mois. Les vélos ont donc pris un peu d'avance sur nous dans le retour vers l'Europe, mais les amis et la famille sont présents et c'est bien aussi!
Nous retrouvons Aline et Guillaume pour trois semaines ensemble. Ca fait plaisir de les revoir après tout ce temps. 

Nous prenons le train de nuit pour le sud du pays d'où  un bus nous conduit au parc national de Khao Sok. 
On trouve vite de jolis bungalows et une belle terrasse où on apprecie de se poser et retrouver les plaisirs des cartes et de Catane...
On part pour deux jours dans la jungle avec Big Man notre guide thai qui rigole tout le temps. Il nous conduit d'abord sur un lac de barrage énorme, où  l'eau s'est engouffrée dans toutes les petites vallées, ce qui forme un vrai labyrinthe aquatique de toute beauté






Une fois le camp posé et les tentes montées, Big Man nous prépare un succulent repas dans le bambou, ce bois étant creux à l'intérieur, il fait un parfait contenant pour bouillir de l'eau, cuire du riz ou mijoter des crevettes et légumes. 



Le lendemain, une balade avec une heure dans une grotte. On découvre la maison des chauves-souris, des grosses araignées, et une rivière souterraine qui ne nous permet pas de marcher tout du long au sec.




On continue sur la ville de Krabi où on decouvre la mangrove en bateau et les magnifiques falaises calcaire en kayak.









On finit les "vacances" dans le sud avec quelques jours sur l'ile de Ko Pha Ngan dans le golf de Thailande. Une ile à plusieurs visages reputée pour ses full moon parties au sud et un tourisme plus calme dans le reste de l'ile. On file donc au nord en scooter, le meilleur moyen de se déplacer sur ces petites routes bien pentues. On y trouve des petites plages où on passe du temps avec masque et tuba pour découvrir les merveilles des petites barrières de corail non loin du bord.



Vue depuis le point culminant de l'ile



On retourne sur Bangkok où on retrouve avec un grand plaisir la Maman de Sébastien qui passera les trois prochaines semaines avec nous. 
Le plus étonnant dans cette capitale pour nous, est le fait de pouvoir passer d'une ambiance à une autre, très rapidement. En quelques minutes à pied ou en taxi, on a l'impression d'être dans une autre ville. Entre le quartier chinois, celui des grands mall, les restaurants huppés ou la cuisine de rue. On peut boire un cappuccino dans un café branché pour plus cher qu'un trèbon souper en cuisine de rue avec du poisson frais. 

On aime particulièrement les balades sur les klongs, les petits canaux de la capitale, d'où on peut voir un autre aspect de cette mégapole avec les habitations sommaires qui donnent sur ces cours d'eau urbains.






Traverser une des rues de Khao San de nuit est aussi une expérience. Il s'agit du quartier routard depuis plus de 30 ans. On y trouve de nombreuses petites échoppes vendant les mêmes fringues, des tatoueurs, des terrasses où les routards jeunes et moins jeunes boivent des coups, dansent, font la fête, des petits stands de pad thai et riz a 1.-, ou des stands de scorpions, araignées, criquets et autres petites bestioles. 


On se sent un peu décalé et on ne s'attarde pas tellement non plus. On préfère l'ambiance plus locale du marché aux fleurs par exemple, ouvert 24h sur 24h et où les bouquets de roses, orchidées et autres beautés se trouvent par milliers.



On prend un train de nuit congélateur pour la ville de Chiang Mai dans le nord du pays. De là, on part explorer la campagne en scotter sur une boucle de 700km.  La route est montagneuse et reputée pour ses 1864 virages. On est heureux de la liberté que le mode de transport nous donne, nous permettant de nous arrêter où bon nous semble, comme le vélo en somme, mais avec l'effort en moins.

Quelques photos pour illustrer ces dix jours. 

Ici, les gens semblent prolonger leur
séjour de plusieurs semaines parfois
Ce qui se passe quand on découvre du graphite dans une grotte
Les rizières en terrasses 

Bébé ananas



Vue depuis le Doi Inathon, point culminant de la Thailande à 2565m

De retour en ville après ces magnifiques jours, nous nous posons un peu pour découvrir quelques temples, se balader dans les nombreuses ruelles et bien sur, faire un cours de cuisine thai, un passage obligé pour les gourmands que nous sommes...




De retour à Bangkok, Monique prend son avion pour la Suisse et c'est Marie, la soeur de Sebastien que nous retrouvons, pour continuer le voyage ensemble, en direction du Laos et de la Chine.